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Qui n’a pas
entendu parler de Sigmund Freud ? La psychanalyse est un terme proposé en 1896 par Freud. La psychanalyse est le nom du procédé utilisé pour l'investigation des processus mentaux, psychiques ; elle est fondée sur cette investigation ; c'est donc un ensemble de conceptions et de données psychologiques acquises par ce moyen qui constitue un champ disciplinaire. Après la mort de Freud, les écoles se sont développées grâce aux travaux de ses disciples ; certaines se sont créées au fil des congrès psychanalytiques sur des controverses d’interprétation des concepts - clefs de la théorie freudienne. On pourrait
aujourd’hui assimiler S. Freud à un neuroscientifique par son esprit
positiviste qui le poussa Sigmund Freud
est né le 6 mai 1856 en Moravie à Freiberg.
S. Freud vécut
dans une famille que l’on dirait aujourd’hui recomposée. Son père Jakob eut
trois femmes : la première décéda, lui laissant deux fils, sa deuxième femme
Rebecca, dont on sait très peu de choses, est resté "un secret de famille"; il épousa ensuite Amalia qui avait 20 ans de moins que lui.
Freud fit de
brillantes études de médecine, devint chercheur biologiste à l’Institut de
physiologie de Vienne où il étudia la sexualité des anguilles mâles de
rivière, (hypothèse : la différenciation sexuelle n'est pas prédéterminée)
et obtint son titre de docteur en médecine en 1881. En 1880, sa
rencontre avec le Dr Josef Breuer qui traitait une jeune patiente hystérique
Anna O. lui ouvrit Freud vécut
assez pauvrement à cette période. Il se sentait incapable d’assumer
matériellement un foyer. En 1886, il
ouvrit un cabinet de médecine, en ville, pour gagner sa vie alors qu’il se
passionnait pour la recherche et aurait préféré continuer dans cette voie..
En 1896, à l'âge
de quarante ans, Sigmund Freud eut un grand choc : son père mourut le 23
octobre. De 1896 à 1902
il entreprit son "auto-analyse" (à ne pas confondre avec la
cure analytique) De 1887 à 1902, nous trouvons les premières intuitions et ébauches de la théorie freudienne qui prendra forme dans le livre – phare: L’interprétation des rêves. L’interprétation des rêves est publié en 1899-1900, cette date mythique marque l’avènement d’une nouvelle pensée. Il y développe son point de vue sur la production du rêve : « l’interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l’inconscient de la vie psychique» Freud expose également au chapitre VII « la première topique », première représentation de l’appareil psychique (de topos : lieu). Il distingue la conscience, l’inconscient, le préconscient… Il développe sa théorie sur la pulsion sexuelle qu’il nomme libido, les notions de sublimation, de refoulement, les productions des rêves, des symptômes, les lapsus, et le rôle de l’analyse …Voilà tout un chantier de recherches qui s’ouvre et va nourrir toute l'oeuvre et l’étude psychanalytique future jusqu'à aujourd'hui.
En 1902, Freud
fonde la société du mercredi, berceau de la psychanalyse où se réunissent
les plus grands noms de la psychanalyse.
En 1901, Freud publie : La psychologie de la vie quotidienne De 1907 à 1913,
il vivra une amitié profonde et une collaboration étroite avec Carl Gustav.
Jung En 1909 Freud,
Jung et Ferenczi voyagent aux USA. Freud aurait dit à Jung devant la stature
de la liberté En 1910,
fondation à Nuremberg de l'Association internationale psycho analytique (IPA),
présidée En 1914 : Freud écrit l’article célèbre Pour introduire le narcissisme , pour asseoir la théorie sur le narcissisme , élaborée dès 1911. En 1912 : Publication de "Totem et Tabou" En 1915 : Publication de "La métapsychologie" ( méta : au-dessus de), c’est une mise au point des topiques, par réunion de textes précédents. En 1917, publication de
1920 : Publication d’un article important :
Au-delà du
principe du plaisir,
centré sur la
pulsion de mort.
En 1923,
diagnostic du cancer à la mâchoire de Freud. Il publie cette année-là-là
le Moi et le ça
qui synthétise sa
nouvelle théorie de l’appareil psychique : connue sous l’appellation
«deuxième topique», En 1925 meurent
deux hommes importants dans la vie de Freud : Josef Breuer avec lequel il
avait écrit 1926 marque une date importante : Sigmund Freud a 70 ans : il connaissait alors une consécration du monde entier. Publication de : Inhibition, symptôme et angoisse 1929 publication de "Malaise dans la civilisation" 1930 : La mère de Freud décède à l'âge de 93 ans ; cette année-là-là Freud reçut le prix Goethe . Derniers livres : 1938 : "Abrégé de psychanalyse" et 1939 : "Moïse et le monothéisme" Marie Bonaparte,
Princesse de Grèce et de Danemark, amie et analysante de Freud sauve la
correspondance du Maître et grâce à ses relations, réussit à lui faire
quitter Vienne en compagnie de sa femme et de sa fille Anna (qui deviendra
psychanalyste pour enfants). Ils gagnèrent Londres via Paris en 1938.
Sigmund Freud décède l’année suivante, le 23 septembre 1939, du cancer de la
mâchoire. Freud y développe la suprématie de l’inconscient dans lequel baigne notre appareil psychique. L’inconscient qu’il nomme le çà est la source de toutes nos pulsions. Le moi qui est
avant tout un moi-corps
a du mal à être le maître dans sa maison. Comment se
caractérise le plaisir de l’inconscient ? Il recherche la satisfaction
immédiate et complète : La conscience a
bien du mal à émerger. C’est une conscience–perception et le moi de plus en
plus conscient se différencie peu à peu du
çà,
c’est-à-dire de l’inconscient et de ses pulsions ;
le moi
est régi C’est tout un
cheminement et un combat, un dynamisme incessant pour la quête de l’individu.
L'inconscient
est dynamique, il exerce une action permanente, exigeant une force contraire
pour lui interdire l'accès à la conscience. L'inconscient contient une
énergie mobile, appelée la charge d’investissement.
Voilà rapidement esquissée la deuxième topique, qui sera enrichie de ses
apports ultérieurs; Il étudie les
sources de la névrose, nom donné pour la première fois à un trouble
nerveux décrit par William Cullen en 1777, qu’il situe tout au
long du développement psychique de l’enfant jusqu’à la puberté : la
libido est un de ses concepts fondamentaux. C’est une énergie
pulsionnelle à l’oeuvre dès la naissance ; son but est la
satisfaction. La pulsion est un trait d’union entre le corps et le
processus psychique. Elle vient investir les zones érogènes partielles du
corps.
Freud complétera ces études par la découverte du narcissisme primaire (Pour
introduire le narcissisme Dans le texte
: Au-delà du principe du plaisir de 1920 Freud postule que
l’inconscient, ce grand réservoir de nos pulsions, recèle non seulement un
instinct de vie, Eros, pulsion d’amour et expansion et plaisir, Si la libido,
l’énergie sexuelle,
ne peut se satisfaire normalement, la pulsion se retourne, elle est alors
refoulée : le manque d'activité sexuelle est dommageable au psychisme. Le rêve a une signification et le symptôme est un langage ; l'analyse peut aider le Moi à se mettre au clair avec ses conflits psychiques grâce au dire du sujet dans un transfert analytique géré, analysé et enfin résolu à la fin de l’analyse Le sujet peut détourner ses pulsions vers un but idéal qui n’est plus la satisfaction de l’instinct animal de procréation mais la recherche d’un accomplissement pour la civilisation dans des domaines comme l'art, l'enseignement, la recherche. L'énergie sexuelle est alors transmutée : c’est la sublimation. Le concept de la
sexualité infantile a été une révolution très mal acceptée par le milieu
viennois ; Le complexe
d’Oedipe au stade phallique, avec l’étude de la relation triangulaire
oedipienne : “ père, mère, enfant ” est l’apogée de la sexualité enfantine
et des sources de dysfonctionnement dans le psychisme. Le garçon désire
inconsciemment sa mère et se heurte à la menace de castration du père qui
lui interdit cet attachement incestueux. Le garçon connaît alors le complexe
de castration liée à l’angoisse fantasmatique de perdre son pénis, et le
sentiment de culpabilité. >> L’analyse freudienne : cure analytique de la névrose L’analyse
révèlera les points de fixation aux divers stades du développement. de la
sexualité chez l’enfant qui est source des névroses. L’analyse va permettre
la résolution de l’oedipe. L’analyse ne
peut se passer d’une relation entre analysant et analyste que Freud appelle
le transfert. Anna 0, patiente hystérique de Bleuler inaugure en 1895 la méthode cathartique comme traitement de la névrose hystérique. Qu’est-ce que la
catharsis ? En Grèce, au Vème siècle après J-C, le théâtre de Sophocle
présentait des tragédies de la jalousie de la haine, de l’amour, du pouvoir,
de la passion meurtrière. À la vue de ces spectacles tragiques, les
spectateurs bouleversés étaient purgés de leur propre violence intérieure.
La catharsis est une purgation des passions. Les symptômes d’Anna
O. (troubles de la vision, paralysie du côté droit, hallucinations)
disparaissaient quand elle revivait ses souvenirs avec beaucoup d’émotion,
sous hypnose. Il y avait une catharsis : une purification. Au cours de sa
pratique, Freud soulignera l’importance et la nécessité du transfert basé
sur une Il nous faut rappeler les règles de la cure analytique : 1e règle des associations libres : dire tout ce qui passe par la tête sans se soucier de la morale, sans faire son autocritique, accepter de s’abandonner au flux des images, des idées.
2 ème règle de
l’abstinence : ne jamais passer à l’acte ni de violence ni d’amour.
Le mot
névrose est remplacé actuellement par " troubles du comportement "
dans le DMS IV- Dans la névrose, tout est centré sur le noyau pathogène, (qui génère de la souffrance), constitué dans l'enfance par un traumatisme sexuel réel (ou fantasmé) “ on peut souffrir d'attouchement sexuel qui n'est pas réel mais qui est fantasmé, la réalité et le fantasme c'est la même chose, seule la souffrance est réelle ”. Le traumatisme résulte de la séduction (réelle ou fantasmée) d’un adulte. Le symptôme est la conséquence du refoulement inconscient des représentations insupportables qui constituent ce noyau.
La névrose
est une
souffrance qui est ressentie par le sujet, qui l’exprime ; cette
souffrance est Le symptôme névrotique est le résultat d'un conflit intérieur psychique inconscient : l'impossibilité de réaliser consciemment un désir inconscient. Entre la personne névrosée et la personne normale, la différence se porte sur la quantité de charge d'angoisse, devenue ingérable pour le névrosé, qui se comporte comme si le passé était encore le présent et ne peut concevoir un avenir où les angoisses infantiles seront atténuées et supportables. Contrairement à
la psychose, il n'y a pas d'altération profonde de la personnalité dans la
névrose. Quels sont les facteurs de la névrose retenus par Freud ? Il retient en premier lieu des facteurs biologiques, à l'origine du besoin d'amour, qui continue de persister et nous relie à la petite enfance nécessairement dépendante de la mère protectrice. Le deuxième facteur est phylogénétique, il est dû au développement de l'être humain qui comporterait un hiatus entre l'enfance et la puberté Le troisième
facteur serait d'ordre psychologique et individuel, il tiendrait à
l'imperfection de Dès 1915 Freud
fait la distinction entre les névroses actuelles et les psychonévroses,
notion abandonnée ensuite puisque la clinique nous offre des symptômes qui
se rattachent toujours à des conflits anciens, Il est toutefois important de garder la distinction entre les conflits actuels et ceux qui remontent à des conflits de l'enfance qui se trouvent réactualisés par une situation présente. D'autre part, les symptômes, quel que soit le type de névrose qui se présente, se retrouvent toujours : ce sont des douleurs, des souffrances, une angoisse, un mal-être, une fatigue incompréhensible, dont on ne connait pas la cause réelle. On serait tenté de ranger ce type de névroses dans les maladies psychosomatiques. Notons, sans
pouvoir le développer ici, les névroses d'angoisse (l'hystérie de conversion
avec ses somatisations) que l'on distingue de la névrose phobique fixée sur
des objets, et la névrose obsessionnelle (compulsions, idées obsédantes).
Ces trois névroses constituent le groupe des névroses de transfert. Selon Freud, il y a deux grandes structures psychiques : la structure névrotique et la structure psychotique. Ce n’est que lorsque le cristal se brise que l'on découvre sa structure, il en est ainsi de la structure du psychisme. Structure
psychotique ou névrotique ? On le découvre en cas de traumatisme. Il existe tout un pan de la psychopathologie qui recouvre les personnalités difficiles, les "borderline" dont on peut dire qu'elles ont un pied dans la névrose et un pied dans la psychose. La pensée de Freud a toujours évolué et c’est ce qui fait la richesse de cette pensée. Freud nous fait part de ses tentatives de résolution des notions psychanalytiques, de ses échecs thérapeutiques qu’il analyse avec beaucoup de modestie. Sa pensée laisse la voie ouverte aux recherches. Les post-Freudiens dont un des plus éminents, Jacques Lacan, ont poursuivi son oeuvre. Que ces quelques lignes non exhaustives vous donnent envie de découvrir les écrits de Freud et suscitent un désir de les approfondir.
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--------------------------------------------------- Article par Ghylaine Manet, auteur de « Respirez la Vie avec la sophrologie « (ERES) et « Vivons l’école autrement par la sophrologie (ESF) » et d’un CD « Vivons autrement ». Association Sophro-Vie : B.P. 2594 Fax / Tél. 28 64 18
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