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De 1967 à
1985, le Dr Alfonso Caycedo, le père
de la Sophrologie
qui a défini les fondements de cette nouvelle science de la conscience
a su réunir autour de lui des médecins qui ont expérimenté sa
découverte et l’ont enrichi de leurs propres réflexions.
A partir de 1985, les choses se
sont compliquées.
A mon sens et j’en prends la responsabilité, on ne peut pas réellement
parler de rupture, mais plutôt de réaménagement, de vision différente,
d’enrichissement.
En avançant plus loin dans le temps et dans l’expérience, des points de
vue se sont dégagés. En dépit de ses qualités personnelles
d’initiateur et de découvreur,
le Dr Alfonso Caycedo n’a pas voulu tenir compte de l’enjeu de l‘apport
des sophrologues européens ; ce n’est pas une séparation radicale
puisque les sophrologues européens conservent les fondements de la
sophrologie caycédienne, c’est un enrichissement.
Plus on s’élève et plus le paysage s’élargit. Il me semble que le chemin
tracé par Alphonso Caycedo, colombien d’origine- et ce n’est pas un
élément négligeable- découvre un approfondissement de la conscience
phénoménologique, proche des états de méditation et de développement
personnel.
Ce chemin rencontre en 1985 un autre versant, une voie nouvelle, dont
les sources sont analytiques et tiennent compte de l’héritage des
analystes européens.
Alfonso cayon n’a pas compris l’intérêt de cet apport. Il a ses raisons.
Ø
Le
premier courant, la sophrologie caycédienne, basée
essentiellement sur
la relaxation dynamique dite de Caycedo –RDC-, entend développer
la conscience en sélectionnant le vécu positif en tant que phénomène
c'est-à-dire qu'il s'établit sur le vécu.
De plus en plus, vous trouverez l’appellation
« sophrologie existentielle »
pour caycedienne, ou « sophrologie
phénoménologique »
Ø
L’autre
courant
que l’on nomme sophrologie Ecole
française, qui a
longtemps porté le nom d’européenne car l‘école de Jean-Pierre Hubert
s’est appelée
« FACULTE
EUROPEENNE DE SOPHROLOGIE ».
Ce courant est alimenté par les recherches psychanalytiques
de Sigmund Freud , de Jacques Lacan, de Carl Jung.
Ajoutons les exercices bioénergétiques de Alexander Lowen.
Tous ces apports ont fait émerger des développements thérapeutiques très
puissants et complémentaires de la sophrologie caycédienne.
Le Dr
Jean-Pierre Hubert amplifie ce courant.
Il institue la sophrologie analytique bio-énergétique qui est « découvrante ».
Qu’est-ce que la sophrologie découvrante ?
Elle a pour principe et pour objectif d'utiliser l'expression corporelle
et de laisser venir l'émotion pour trouver la voie de la conscience la
plus ouverte,en vivant et en évacuant le vécu existentiel négatif,
douloureux.
Le mérite de cet élargissement est de
permettre d’utiliser l’inconscient du sujet,
de lui faire prendre conscience de son Moi authentique , de retrouver
les valeurs fondamentales du sujet sans être dans l’illusion , ce qui
lui donnera un véritable sens à sa vie .
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Les fondateurs :
Alfonso Caycedo ,
le génial inventeur de la sophrologie, neuropsychiatre à Barcelone en
1960, utilisant l’hypnose et voulant s’en dégager, crée la sophrologie ;
il se nourrit des exercices de méditation et de respiration énergétique
enseignés dans les ashrams hindous qu’il ramène d’un voyage en Inde et
au Tibet, et qu’il adapte à l’esprit occidental
D’autres médecins l’ont rejoint dès 1968 :
Raymond Abrezol, qui exerce à Lausanne sous l'appellation
« sophrologue caycedien ». Armand Dumont,
Espinosa Arroca, aujourd’hui
toujours en activité à Madrid, Aguirre de
Carcer, retiré en 1975,
Luis Pérez
-Slocker,
médecin interniste et Jean-Pierre Hubert
stomatologue, au Centre de Paris depuis 1971, Tous sont médecins.
Trois collaborateurs de
Caycedo, dont le Dr Jean-Pierre Hubert, ont reçu le diplôme de
Professeur Honoris Causa de la Faculté de sophrologie de Bogota, diplôme
signé de la main du fondateur Alfonso Caycedo.
Les créateurs d’école :
La première école
française et européenne fut créée à Paris en 1971 par le Dr Jean-Pierre
Hubert. Le Dr Raymond Abrezol est venu le rejoindre de 1971 à 1985.
Dans la mouvance du Dr
Jean-Pierre Hubert on trouve un certain nombre d’élèves de l’Ecole qui
ont créé à leur tour leurs propres écoles.
En 1976, Michel Rainal a
créé l’Ecole des Charentes, en 1976 le Dr Guerny à Nice, en 1976
également le Dr Marcel à Lyon ; en 1980 le Dr Pasquet à Rennes , en
1990, le Dr Lucien Gamba à Genève .En 1999,
Ghylaine Manet, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. La liste n’est
pas exhaustive.
La prise de distance.
Une date : 1985.
Un lieu : l'hôpital de la Salpêtrière à Paris.
Alfonso Caycedo est apparu
à ce moment-là convaincu d'une extension socio planétaire de la
sophrologie, matérialisée par l'idée globalisante du quatrième degré de
la Relaxation Dynamique qu'il a poursuivie dans les années 90 dans la
Principauté d’Andorre où il s’est retiré. Il s’est désolidarisé de la
Sophrologie Européenne en se protégeant par un système breveté. Il
rejette ainsi tous les sophrologues qui ne sont pas CAYCEDIENS : ces
derniers se doivent de le rejoindre en Andorre pour faire revaloriser
leurs diplômes tous les trois ans.
Cette relaxation dynamique
caycédienne RDC divisée en 12 cycles développe avec de nombreux
néologismes la pensée caycédienne. Le moi corporel, existentiel, devient
« le moi phronique ». C'est le point de départ d'une construction
savamment orchestrée, basée sur de nombreux néologismes et diffusée dans
les livres du Dr Patrick Chéné et du Dr Raymond Abrezol.
En effet, Alfonso Caycedo n’écrit que les préfaces et post-faces de ces
livres.
La distance est ainsi précisée, clarifiée
pour tout profane
qui veut se diriger dans le labyrinthe des publications.
Ceci n'exclut aucune rencontre toujours souhaitable entre les deux
sophrologies, dans un avenir plus ou moins proche .
Le paradoxe de la pensée caycédienne est de se trouver à la fois dans
une chapelle rigoureusement fermée et d’assimiler l'évolution
sophronique à l'ouverture de la caverne de Platon. Rappelons que le
mythe de la caverne de Platon inscrite dans la République livre
7 sert de métaphore à l'éveil de la conscience sophronique depuis
l’origine de la sophrologie.
Quelle
pratique trouve-t-on au sein de l’Ecole de sophrologie Française
bio-analytique, dont la référence est le Dr Jean-Pierre Hubert ?
Après avoir établi un diagnostic et
avoir décidé éventuellement de l'indication de la thérapie sophronique,
toute séance de sophrologie débute par une relaxation musculaire
c'est-à-dire dans le corps et avec le corps.
Elle entraîne une modification de vigilance, de conscience.
Cette conscience modifiée permet une écoute somatique et psychique dans
un degré d’hypovigilance qui va rapidement devenir une hyper vigilance.
Ce niveau de conscience n'a rien à voir avec le sommeil proprement dit
et rien à voir avec le sommeil hypnotique.
Ceci représente la porte d'entrée de différentes applications de la
sophrologie.
On parle de relaxation,
c’est plutôt un relâchement, un lâcher-prise mental et physique qui est
demandé au sujet.
Ensuite, le sophrologue
choisira des techniques appropriées à la demande du sujet, après une
anamnèse approfondie :
1° des techniques
comportementales substituant au vécu négatif ou neutre un vécu
positif,
Focalisation et progression d'activités diverses,
Optimisation des potentialités comme l'accomplissement des activités
sportives, les objectifs dans l’entreprise, les préparations d’examens,
de concours très diversifiés.
2°
des techniques corporalisées,
avec des gestes et des respirations synchronisées, visant une
intégration énergétique et harmonieuse du sujet lui-même.
3° des approches
psychothérapeutiques découvrantes faisant appel au principe de la
psychanalyse dans le terme générique lui-même.
Ces techniques sont donc analytiques.
Elles pourront déboucher sur une « sophro-analyse », à la demande du
sujet, qui dure entre 2 ans et 3 ans.
Le terme « sophro-analyse » est donné pour la première fois dans
le livre II (Méthodes et techniques de Jean-Pierre Hubert et de Raymond
Abrezol ) éditions Le courrier du livre, 1985, Paris, page 152-153 .
Elle doit être pratiquée par « des thérapeutes rompus à l’analyse
classique, psychanalyse ou psychologie des profondeurs ».
Celui qui se nomme sophro-analyste aura
lui-même suivi une analyse didactique,mais ce n’est pas assez pour
prétendre mener à bien des sophro-analyses.
Il devra être
reconnu
pour ses compétences et supervisé.
Nous sommes obligés de reconnaître que tout le monde a pu s’approprier
ce « titre » pour des raisons diverses.
Et le terme « sophro-analyse « aujourd’hui est « une auberge
espagnole ».
Nous remédions à cette situation
rocambolesque . Le terme sophrologue - analyste® semble plus approprié .
Il est protégé. Il permet de ne pas galvauder l’exercice de la
sophrologie analytique et de ne pas brûler les étapes de la formation.
Pour le public, cette nouvelle appellation permet de clarifier la
relation thérapeutique.
Voici le
cursus d’un sophrologue-analyste certifié ® :
Diplôme de sophrologie + sophro-analyse didactique
(2 ans environ)
+ supervision de 2 ans minimum.
Un sophrologue-analyste ® comme tout praticien sérieux, conscient, au
clair avec son pouvoir et son illusion est toujours en formation sous
diverses formes : conférences, séminaires, stages, supervision
ponctuelle, lectures, ateliers thérapeutiques.
DEMANDE DU SUJET
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Ces trois
options dont le choix est à la fois à la charge du praticien et du
patient peuvent bien entendu se relier dans une démarchne thérapeutique
individualisée.
Le sujet prend conscience de lui-même, de son son individualité ; il
pourra ainsi se gérer et mettre en évidence des ressources parfois
inconnues de lui-même.
Ces
techniques ont pour avantage de favoriser les conditions d'adaptation à
lui-même et aux autres, à l'environnement, aux provocations
stressantes, en fonction de la structure de l'individu lui-même et de
son entourage socioculturel
Il ressort
de ces considérations que ces techniques ne peuvent et ne doivent pas
échapper au courant de la pensée freudienne. Ce qui ouvre des horizons à
partir de la pensée de Carl G.Jung, de Wilheim Reich, de Alexander Lowen
Malgré le
paradoxe que cela pourrait soulever, le corps et le mental sont ainsi
confirmés comme deux entités qui retrouvent une unité. La sophrologie
est un ensemble de techniques globales, traduisant l’affirmation
holistique de l’être humain et visant son équilibre et son harmonie
pour mieux s’adapter au monde qui l’entoure. Ces techniques rejoignent
les principes de la Naturopathie qui consistent à établir chez chacun
de nous un équilibre vital psychosomatique, de prévenir ainsi au maximum
l'émergence d'un symptôme, même si celui-ci est un jour ou l'autre
inévitable.
Ghylaine Manet
Psychanalyste.
Sophrologue-analyste® |
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