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Accompagnement sophronique :
dans un état sophronique, état de conscience différent de l’état de
veille ; le sophrologue est un accompagnateur. Il aide le sujet en
induisant un état de détente ou lui suggère un sentiment de confiance ,
d’estime de soi. Avant la séance d’induction, il a préparé avec le sujet
un scénario d’anticipation d’un événement significatif : la réussite
d’un examen, un entretien d’embauche, une opération. La séance de
visualisation au bord du sommeil aura un impact bénéfique sur
l’inconscient du sujet et lui permettra de vivre au mieux de ses
possibilités l’événement anxiogène.
Affect :
désigne une ensemble d’émotions en réaction à certaines
situations traumatiques . Terme utilisé par Freud : l’affect se
transforme en angoisse lors du refoulement d’une représentation
psychique dans l’inconscient.
Activation
intrasophronique : elle se fait au niveau
sophro-liminal, dans un état de conscience sophronique ; c’est un
ensemble de procédés utilisés pour que le sujet développe son projet,
soit pour accepter un événement, soit pour travailler un comportement ou
revivre une scène passée.
Analysant :
sujet qui est en train de suivre une analyse menée par un analyste.
Analyse transactionnelle
(at) : théorie et pratique
de travail sur les relations humaines, mises au point par Eric Berne en
1960.
Elle s’attache à mettre au jour les différents aspects des situations
manquées pour les résoudre plus harmonieusement.
Chaque être humain en fonction des
circonstances développe trois états du moi : parent, adulte, enfant (
PAE) . Ce sont les communications de ces trois états pour chacun d’entre
nous qui influencent les communications dites aussi « transactions »
entre les êtres humains.
Analyste :
thérapeute qui analyse en profondeur, dans les couches inconscientes
de la personnalité, les causes des actions du sujet et de ses
traumatismes.
Un analyste a suivi au préalable une analyse didactique.
L’étude de l’inconscient comme réservoir des pulsions est impliquée dans
le travail analytique.
Anamnèse :
ensemble d’informations fournies par le sujet qui constituent la base
de la première consultation et qui se poursuivent au cours des séances.
L’histoire de la vie dont le sujet nous restitue la mémoire ,
consciemment ou à son insu.
Anima :
selon la théorie de Carl Jung, la part féminine qui existe dans la
psychologie de l’homme, inconsciente
Animus :
selon la théorie de Carl Jung, la part masculine qui existe dans la
psychologie de la femme, inconsciente qui se découvre dans les symboles,
les archétypes de l’inconscient collectif.
Anorexie mentale :
refus plus ou moins systématique de s’alimenter.
Pathologie grave , trouble de la personnalité
Archétype :
Carl Jung parle d’archétypes comme de « modèles » premiers qui
structurent l’inconscient collectif de chaque individu et que l’on
retrouve dans les mythes, les religions et l’art.
Bioénergie :
la bioénergie créée par Alexander Lowen vise à libérer l’énergie vitale
des blocages physiques engendrés par l’angoisse. Les traumatismes de
l’enfance dus au refoulement sexuel ont construit une cuirasse
musculaire et mentale chez l’individu que la thérapie corporelle va
assouplir.
Boulimie :
dérèglement alimentaire au cours duquel le sujet ingurgite de la
nourriture, souvent par crises. Trouble de la personnalité. Pathologie.
Ça :
selon la théorie de Sigmund Freud, le ça est le réservoir de pulsions
inconscientes, dynamiques, incontrôlables ; il forme la base de notre
psychisme. Il est gouverné par le principe de plaisir, il n’a pas la
notion du temps.
Catharsis :
Ce terme vient d’Aristote. Expression d’une décharge émotionnelle qui
survient après la représentation d’une scène traumatique qui avait été
conservée dans l’inconscient et qui surgit au cours d’une séance
d’analyse. La catharsis peut libérer le sujet de son angoisse.
Censure :
Terme freudien. La censure empêche les pulsions d’arriver à la
conscience lesquelles sont alors refoulées dans l’inconscient et se
retrouvent dans les symptômes névrotiques, les actes manqués, les
lapsus, les rêves ( voir la 2èmetopique de Freud).
Chakra :
mot sanscrit qui signifie roue ; les chakras représentent des lieux
énergétiques du corps.
Complexe :
mot utilisé d’abord par Carl Jung. Dans son optique, le complexe est un
ensemble, qui n’a rien de pathologique, de sentiments, de désirs, de
représentations qui s’organisent plus ou moins consciemment et qui
déterminent une personnalité. Ce mot a été employé ensuite par Sigmund
Freud pour caractériser une étape du développement de l’individu : le
complexe d’Œdipe et le complexe de castration sont les plus fréquents
dans l’utilisation freudienne.
Conditionnement :
ensemble de comportements associés qui créent une nouvelle conduite.
Conscience sophronique :
conscience différente de la conscience ordinaire. C’est un état que le
sujet connaît dans une séance de sophrologie et qu’il développe au
cours des séances successives pour l’atteindre le plus rapidement
possible. Il peut se trouver en état sophronique chaque fois qu’il en a
besoin : c’est un état de conscience qui précède l’endormissement, mais
qui s’accompagne d’une hyper-vigilance concernant les sensations du
corps et la présence de soi au monde.
Culpabilité
: sensation d’avoir commis une faute réelle ou imaginaire, consciente
ou inconsciente. La maladie aurait pour effet inconscient d’annuler la
faute.
Cuirasse :
rigidité musculaire et caractérielle qui peut être acquise ou innée et
qui révèle une angoisse et un mal-être plus ou moins caractérisés (
Théorie de Wilhelm Reich, inventeur de la végétothérapie)
Désophronisation :
technique de retour dans le monde de la vigilance, au niveau de la
conscience ordinaire. C’est l’étape nécessaire à la fin d’une
sophronisation.
Diagnostic :
identification d’une maladie à partir des symptômes. Dans un sens plus
large, c’est le jugement porté sur un événement ou une situation donnée.
Empathie :
écoute particulière, prenant en compte autrui d’une manière intuitive.
Cette écoute privilégiée permet une certaine symbiose avec
l’interlocuteur, mais elle ne peut en aucun cas être totale. Dans une
relation d’aide, l’empathie n’exclut pas l’examen analytique d’une
situation donnée.
Eros :
Dieu grec de l’amour. Chez Sigmund Freud, Eros désigne l’ensemble des
pulsions de vie, sexualisées, qu’il faut pourtant distinguer de la
sexualité génitale de l’adulte.
Ethique :
fondement de la morale. Ensemble des valeurs de la civilisation.
Fantasme :
dans le sens premier, utilisé par Sigmund Freud, le fantasme est la
représentation plus ou moins déguisée d’un désir plus ou moins
inconscient. Il est l’effet d’un désir archaïque inconscient qui
chercherait à se réaliser dans les rêves, les actes manqués, les
lapsus, et dans les choix vitaux du sujet. Jacques Lacan insiste sur la
fonction du fantasme : il couvre la surface du réel, il protège le sujet
du réel, ce sur quoi il bute.
Fonctionnel :
relatif au fonctionnement. Par exemple, le trouble fonctionnel de
l’appareil digestif est la perturbation dans son fonctionnement, sans
qu’il y ait une atteinte de l’organe proprement dit : l’estomac ou
l’œsophage qui font partie de cet appareil. L’atteinte de l’organe
donnerait un trouble organique.
Gestion mentale :
ensemble de techniques mises au point par Antoine de La Garanderie dans
le but d’utiliser au mieux le fonctionnement de notre cerveau et de
développer les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.
Grounding
ou enracinement : exercice préconisé par la bioénergie de
Alexander Lowen; le sujet cherche à faire corps avec le sol, à s’ancrer
pour développer une force en soi, une énergie.
Hara :
en japonais, ventre, point d’énergie, placé deux doigts au-dessous du
nombril et en profondeur. Centre énergétique particulièrement utilisé
dans les exercices de respiration sophronique abdominale et dans la
relaxation dynamique du troisième degré de A.Caycedo.
Hystérique :
structure de la personnalité caractérisée par l’incapacité de
satisfaire son désir. L’hystérie revêt deux formes : l’une dépressive,
où le sujet se vit comme étranger au monde, l’autre où le sujet
s’extériorise avec théâtralité. (Terme abandonné par le
DSM-IV remplacé
par histrionisme)
Idéal du Moi :
issu du narcissisme primaire de l’enfant, l’idéal du Moi se constitue à
partir d’identifications successives qui peu à peu créent un modèle.
Image réflexe :
image évoquée et retenue par le sujet dans l’exercice de sophronisation
comme image positive puis, par conditionnement, elle surgit dans le
mental du sujet. Elle sert d’écran visuel, elle aide le sujet à évacuer
des images stressantes et à neutraliser des situations difficiles à
vivre.
Imaginaire :
mot utilisé par Jacques Lacan qui signifie le rapport à l’image. Toute
relation à l’autre est imaginaire, car elle est rapport à l’image de
l’autre, et l’image est toujours un leurre.
Inconscient :
Sigmund Freud a été le découvreur de l’inconscient. L’inconscient
englobe tout ce qui ne peut accéder à la conscience. Pour l’analyste,
l’inconscient est un savoir qu’il y a lieu de décrypter.
Inconscient collectif :
pour Carl Jung, l’ensemble des mythes, les contes et les légendes
forment l’héritage spirituel de l’humanité. Ce réservoir est utilisé
plus ou moins par chaque individu, en particulier dans les rêves et les
formes artistiques.
Introspection :
observation par le sujet lui-même de ses états de conscience, de sa vie
intérieure.
Kinesthésie :
perception consciente de la position du corps et de ses sensations
physiques.
Latence :
temps d’arrêt dans l’évolution sexuelle de l’enfant depuis l’âge de cinq
ou six ans jusqu’au début de la puberté.
Libido :
énergie sexuelle, pour Sigmund Freud. La libido prend sa source dans les
zones érogènes que le petit d’homme investit au cours de son
développement .La libido se déplace sur des objets d’investissement . On
parle de libido du moi et de libido d’objet ( extérieure au moi ).Carl
Jung désigne ainsi l’énergie psychique, en général tendue vers un but.
Mentisme :
trouble plus ou moins passager de la pensée qui consiste à ne pas
pouvoir arrêter la formulation intérieure des pensées, généralement
négatives.
Moi :
le Moi se constitue dès la petite enfance. Il réalise une médiation
entre les pulsions du ça et les règles du surmoi. Le développement de la
personnalité prend en compte la possibilité pour le Moi de se charger
de la direction du sujet. Il est le pôle défensif de la personne, pris
entre trois pouvoirs : celui du çà, du sur-moi et de la réalité
extérieure. Il est gouverné par le principe de réalité qui s’oppose au
principe de plaisir du ça
Narcissisme :
amour que le sujet se porte à lui-même ; il est dit primaire chez le
nourrisson, pour qui il n’existe encore aucune relation à un « objet ».
Il est nécessaire et structure le sujet. Dans le narcissisme primaire,
le nourrisson est dans un phase auto-érotique. Dans le
narcissisme secondaire, le sujet investit l’objet de son désir qui est
l’image de lui dans le miroir.
Névrose :
affection mentale pathologique dont le sujet est conscient, mais dont il
est impuissant à se débarrasser. La névrose n’atteint pas les facultés
intellectuelles du sujet.
Niveau sophro-liminal :
terme qui désigne les limites diffuses entre les niveaux de sommeil et
les niveaux de veille. Il est utilisé avec efficacité pour tout travail
mental qui renforce la personnalité et protège contre les agressions.
Niveaux de conscience :
la conscience varie chez tous les êtres humains. La sophrologie entend
étudier les niveaux de conscience pour les maîtriser : selon l’école
de sophrologie d’Alfonso Caycedo, on distingue les niveaux de veille
attentive, de veille, le
niveau sophro-liminal (zone privilégiée pour l’activation intrasophronique),
de sommeil, de coma et de mort.
Objet :
en psychanalyse, la notion d’objet revêt un sens précis : c’est ce vers
quoi tend la pulsion. Ce peut être un objet au sens ordinaire ou une
personne ou son propre corps.
Œdipe :
héros légendaire qui inspira à Sophocle, auteur grec du
ve siècle
av. J.-C., deux tragédies. Le complexe d’Œdipe fut analysé par Sigmund
Freud, il concerne l’ambivalence des sentiments à l’égard des parents.
Paranoïa :
psychose caractérisée par un délire construit et systématisé. Il n’y a
aucune détérioration des facultés intellectuelles et de la volonté.
Cependant, les jugements et les perceptions d’autrui et des événements
de la vie sont altérés. Les délires de jalousie, de revendication, de
persécution sont les plus reconnaissables.
Phénoménologie :
courant philosophique inauguré par Hegel (1770-1831) qui développa les
différentes étapes de la conscience humaine au cours de l’histoire de
l’humanité. Husserl (1859-1938) ne s’occupe que du phénomène : ce qui
apparaît, ce qui est vécu, ce qui est là, ici et maintenant ; cette
méthode de pensée met entre parenthèses les questions fondamentales que
posent les raisons et les causes de l’existence. Citons d’autres
philosophes célèbres qui centrent leur pensée sur la « présence au
monde », la présence « avec » le monde et les implications sur le vécu
de la conscience d’« être « : Heidegger (1889-1976), Biswanger
(1881-1966) qui est le maître à penser d’Alfonso Caycedo, fondateur de
la sophrologie.
Placebo :
produit inactif que l’on substitue à un médicament pour étudier les
effets du psychisme de l’individu ; on parle d’effet placebo, effet
psychologique qui s’ajoute à l’effet réel du médicament, qui en
augmente la puissance.
Plexus solaire :
centre du système sympathique. Il est formé de sept ganglions nerveux ;
c’est un relais entre le corps et le cerveau. On le situe entre
l’estomac et la colonne vertébrale. Il est ressenti entre le nombril et
la partie inférieure du sternum. Cette zone est douloureuse sous la
pression quand le sujet est anxieux.
Position orthostatique :
le sujet est debout, dans une position d’équilibre, les jambes
légèrement écartées, les pieds sont dans l’alignement des épaules.
Programmation
neurolinguistique (pnl) :
technique de comportement, mise en place par deux chercheurs, John
Grinder et Richard Bandler, dans les années soixante-dix, en Californie.
Nous sommes programmés. Notre système de pensées est lié à des influx
nerveux. Le changement de vie implique un changement de pensées, une
reprogrammation des messages pour mieux fonctionner et mieux
communiquer.
Psychanalyste :
la prise de conscience de ce qui a été refoulé dans l’inconscient est
le but de la psychanalyse. Le premier psychanalyste est Sigmund Freud
(1856-1939), le disciple dissident Carl Jung (1875-1961). Karl Abraham
(1877-1927), Melanie Klein (1882-1960), Donald Woods Winnicott
(1896-1971), Jacques Lacan (1901-1981), Anna Freud (1895-1982),
Françoise Dolto (1908-1988), Bruno Bettelheim (1903-1990), Daniel
Lagache (1903-1972) figurent parmi les psychanalystes les plus réputés.
Psychiatre :
médecin spécialiste qui étudie et traite les maladies mentales
notamment avec des médicaments.
Psychologue :
spécialiste qui étudie les faits psychiques. Il recourt à la méthode
expérimentale, aux statistiques, aux tests, pour étudier le comportement
humain, les réactions de l’individu et du groupe social. Généralement,
il complète ses investigations par une écoute personnelle et donne des
conseils pour améliorer la situation du sujet étudié.
Psychoplastie sophronique :
technique utilisée en sophrologie pour un malade. Il apprend à
visualiser une réparation physique en parlant à son corps pour l’aider à
se reconstituer. Elle est très utilisée pour les malades cancéreux et
les opérés.
Psychose :
trouble grave de la personnalité, qui change la perception et la
compréhension du monde. Elle désorganise le comportement social alors
que le sujet n’en a pas conscience.
Psychosomatique :
qui concerne à la fois l’âme et le corps. Un conflit d’ordre psychique
peut affecter un organe ; le patient souffre d’une maladie
psychosomatique bien réelle.
Psychothérapeute :
thérapeute qui utilise des moyens psychiques et dont l’entretien est
fondé sur une relation duelle, liée à un transfert plus ou moins
accentué.
Psychothérapie :
techniques psychologiques pour rétablir l’équilibre affectif d’une
personne. Les psychothérapies utilisent des moyens psychologiques pour
traiter un trouble psychosomatique ou un problème de comportement. Face
à une psychanalyse utilisant un rituel rigoureux, il existe des
variantes de thérapies recouvrant une diversité de pratiques dont aucune
n’est une panacée. La psychothérapie peut être directive, elle peut
faire appel à la suggestion ou au raisonnement ; elle peut être
également non directive et se centrer sur le « client », sans aucune
intervention du thérapeute. On distingue les psychothérapies
cognitives, comportementales et d’apprentissage qui visent à orienter le
sujet vers une prise de conscience rationnelle de ses comportements
pathologiques. Les unes sont centrées sur le problème et d'autres
sur la solution.
Pulsion :
terme psychanalytique, force qui vise à réduire une tension grâce à la
satisfaction d’un objet. Dans la deuxième théorie des pulsions de Freud
( 1920) distinction entre les pulsions de vie( autoconservation et
sexualité)et pulsions de mort , de destruction. ( Eros et Thanatos)
Réel :
dans un sens ordinaire, c’est ce qui existe effectivement par rapport à
ce qui est imaginaire. Dans un sens philosophique, ce qui est réel peut
être ce qui se présente à l’esprit comme donnée de connaissances,
matière à réflexions. Le réel est une
catégorie lacanienne de la pensée .
Il ne peut être symbolisé
Réflexe conditionné :
le réflexe est une réaction très rapide, inconsciente et involontaire.
Il peut être conditionné à une intervention extérieure, par
apprentissage et répétitions. Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936) est le
père des réflexes conditionnés. Ses travaux sur la digestion et la
« sécrétion psychique », ses expériences sur le chien lui ont valu le
prix Nobel en 1904.
Relaxation dynamique :
technique de sophronisation, particulièrement intéressante en groupe,
apportant une profonde détente et un sentiment de libération ; elle
est essentiellement dynamique, en ce qu’elle est un facteur
d’évolution. Alfonso Caycedo a adapté quatre degrés, en s’inspirant des
techniques orientales de méditation et d’exercices mentaux du Hatha
yoga, du bouddhisme et du zen.
Schéma corporel :
il comprend les sensations transmises aux centres nerveux, la
connaissance du corps, sa forme, son volume, la position des segments
du corps, l’expérience du corps limité, l’image du corps constituée à
partir des impressions. La sophrologie vise à faire prendre conscience
de son schéma corporel, à l’accepter et à l’intégrer comme réalité dans
la représentation de soi.
Schizoïde :
se dit d’une constitution mentale, caractérisée par le repli sur soi.
Schizophrénie :
psychose caractérisée par une dissociation d’avec le monde extérieur.
L’atteinte du langage traduit le désordre de la pensée. On la
rencontre souvent chez des adolescents dont la vie intellectuelle est
riche, mais dont les relations affectives sont perturbées. La relation
au corps est perturbée. Le malade vit son corps morcelé.
Sexualité :
tout un ensemble d’activités et d’excitations, du nourrisson à
l’adulte, qui apportent un plaisir lié à la satisfaction d’un besoin
physiologique fondamental : la respiration, la faim, l’expression. Dans
un sens plus répandu, la sexualité dépend du fonctionnement de
l’appareil génital.
Signe-signal :
c’est le signe retenu par le sujet, lors d’une séance de sophrologie,
pour susciter par conditionnement réflexe le calme désiré à l’arrivée
d’une poussée d’angoisse ou d’une crise d’asthme.
Signifiant :
forme concrète, perçue ou produite soit par l’écriture, le dessin, soit
par la voix ou tout autre support. La forme est opposée au contenu, au
sens du message, qu’on appelle le signifié. Le message comporte donc un
signifié et un signifiant.
Simonton
(technique de) : technique mentale d’autodéfense qui développe les
forces de réparation. Mise au point en Californie pour lutter contre le
cancer, la visualisation des globules blancs augmente les capacités de
guérison.
Soi :
centre énergétique de la psychologie consciente et inconsciente, c’est
la source de la psyché selon le processus d’individuation analytique de
Carl .G. Jung. Le soi apparaît dans les symboles, dans la méditation ou
dans les rêves. Les mandalas tibétains qui ont des formes concentriques
et servent de support à la méditation sont une représentation du cosmos
et du monde intérieur : le soi.
Sophro - acceptation
progressive : après la phase de relaxation, le
sophrologue continue la séance de sophrologie au niveau sophro -liminal
et demande au sujet de se représenter dans un avenir proche, dans une
situation précise qui lui est personnelle, et ceci dans une perspective
dynamique et positive. Cette technique est très utilisée pour aider le
sujet à vivre une situation qui lui pose problème : il vit la situation
qu’il doit réussir.
Sophro-analyse :
le sujet est en état sophronique et, avec son plein accord, le
sophrologue l’accompagne dans une démarche analytique. La sincérité du
sujet, l’utilisation de l’association libre permettent de mener à bien
une sophrologie découvrante qui éclaire les conflits de l’inconscient.
Cette technique ne peut être menée que par un sophrologue ayant suivi
une analyse didactique.
Sophro-anamnèse :
c’est une variante de l’anamnèse. Elle est conduite en état
sophronique ; le sujet, parfaitement détendu, livre les images en
relation avec son passé, qui lui viennent à l’esprit. Ces informations
qui étaient comme oubliées resurgissent à l’insu du sujet et complètent
ainsi la connaissance en profondeur qu’il a de son parcours. Le
sophrologue conduit cette anamnèse en s’appuyant sur les informations
déjà données dans une anamnèse qui a eu lieu en état de vigilance.
Sophro-correction sérielle :
le sujet désire supprimer une phobie ou atténuer son angoisse dans une
situation précise. Le sophrologue découpe la situation en séquences et
aide à vivre toutes ces séquences avec le maximum de confort. Il utilise
abondamment les sensations et les images positives que le sujet a
développées dans les séances précédentes pour corriger au fur et à
mesure les sensations et les images négatives. Ils vivent ensemble la
situation qui perd, au fil des répétitions, sa coloration affective
pénible.
Sophro-liminal :
se dit du niveau de conscience particulier que l’on atteint grâce à la
sophronisation. Il se situe au bord du sommeil. On parle aussi d’une
zone sophro-liminale qui se situe à ce niveau, elle est perçue comme un
espace intérieur dans lequel le sujet peut se maintenir avec un peu
d’expérience, sans s’endormir. C’est cette zone privilégiée qui,
lorsqu’elle est bien maîtrisée, permet un travail en profondeur soit de
visualisation positive, soit d’anticipation de l’avenir, de
mémorisation d’une scène antérieure, de correction d’un geste précis,
dans une pratique sportive par exemple.
Sophrologie :
le Petit Dictionnaire Larousse fait dériver le mot du grec
sôphron, sage, et donne cette définition : méthode visant à dominer
les sensations douloureuses et de malaise psychique par des techniques
de relaxation proches de l’hypnose. La sophrologie elle-même se
définit ainsi : étude de la conscience humaine et de ses modifications
par des moyens physiques, chimiques et psychologiques. Etymologiquement,
le mot sos-phren-logos signifie « la science de l’esprit
harmonieux ».
Sophrologie recouvrante :
ensemble des techniques qui visent à calmer le patient et à recouvrir
l’angoisse plutôt qu’à découvrir les causes des symptômes ; sur ce
dernier point, la sophrologie utilise des techniques découvrantes
telle que la sophro-analyse.
Sophrologue :
praticien qui fournit des méthodes précises pour maîtriser les
sensations douloureuses, le malaise psychique, le stress. Il apprend au
sophronisé une technique pour améliorer ses performances physiques,
intellectuelles, mentales, et acquérir une sérénité intérieure.
Sophromnésie :
le sujet est placé au niveau sophro-liminal et recherche des situations,
des émotions, des images qui font partie de sa vie et qui ne sont pas
accessibles dans la conscience ordinaire.
Sophronisation :
technique qui permet de modifier la conscience du sujet, de le placer
d’un niveau de conscience ordinaire à un niveau proche du sommeil.
Sophronisation de base :
c’est le premier exercice de sophrologie où le sujet, grâce à la
respiration abdominale et à la suggestion du sophrologue, atteint le
niveau sophro-liminal, proche du sommeil, après un relâchement de tout
le corps.
Sophroniser :
faire une sophronisation ; le sophrologue sophronise un sujet qui
devient sophronisé.
Sophro-respiration
synchronique : respiration abdominale et calme
que l’on utilise au niveau sophro-liminal. Le sujet contrôle
parfaitement sa respiration et associe à l’expiration un mot ou une
phrase ou même une image précise ou un geste.
Sophro-substitution
sensorielle : au niveau sophro-liminal, le
sujet apprend à changer une sensation de douleur et à la remplacer
progressivement par une sensation de chaleur ou de froid, selon le
besoin.
Stade :
selon la théorie de Sigmund Freud, le stade est la phase de l’évolution
de la libido. Freud en distingue quatre : le stade oral lié au plaisir
de la bouche, la succion et la morsure, l’incorporation en sont les
éléments ; le stade anal et sadique-anal, entre deux et quatre ans, qui
donne la primauté à la zone anale érogène : le plaisir de la
destruction et la valeur du don en sont les éléments importants et
l’apprentissage du non ; le troisième stade est le stade phallique,
entre deux et trois ans, qui donne toute la valeur aux organes
génitaux : il est sous le signe de l’angoisse de la castration et du
complexe d’Œdipe ; ensuite vient une période de latence qui sera suivie
du stade génital, à la puberté, qui détermine la forme de sexualité
adulte.
Sublimation :
processus psychique inconscient qui opère une conversion de l’énergie
de la libido vers un but non sexuel et permet l’accomplissement des
œuvres culturelles et sociales. La création artistique est une
sublimation de la libido.
Surmoi :
Sigmund Freud distingue trois instances de la personnalité : le Moi,
le ça et le surmoi. Ce dernier est, à l’égard du Moi, le
juge et le censeur, il représente les interdits parentaux ; c’est
l’héritier du complexe d’Œdipe. Il s’enrichit des apports de la culture
et véhicule la tradition, il est formé de commandements intériorisés, il
se situe sur le plan de la parole. Pour Lacan , il est le lieu du
Phallus . C’est aussi le lieu des identifications qui sous-tendent
l’idéal du Moi.
Symbole :
le symbole, dans son sens le plus général, est un signe qui représente
un concept ou une chose grâce à un rapport d’analogie. Pour Sigmund
Freud, le symbole dans le rêve a une relation avec le désir refoulé.
Symbolique :
Jacques Lacan oppose le symbolique, le réel et l’imaginaire ; le
symbolique est une fonction complexe qui fait de l’homme un animal régi
par le langage. La fonction symbolique de l’homme est attestée depuis la
préhistoire par des monuments et des signes, que ce soient les tumulus
ou les premières écritures. Est symbolique ce qui manque à sa place ; la
parole a une portée symbolique puisqu’elle est le meurtre de la chose,
elle remplace ce qui est absent.
Symptôme :
le mot grec veut dire coïncidence ; le symptôme est un phénomène
subjectif qui s’oppose au phénomène objectif ; il révèle un trouble
fonctionnel, c’est l’indice.
Synesthésie :
littéralement, sensations simultanées, association spontanée par
correspondance de sensations.
Technique autoscopique :
se dit d’une technique utilisée par le sujet pour se mettre à l’écoute
de ses organes dans le but d’une exploration intime afin d’aider le
diagnostic.
Technique conditionnée :
c’est une technique qui utilise le signe-signal et le réflexe
conditionné selon les observations d’Ivan Petrovitch Pavlov.
Terpnos logos :
termes grecs qui signifient « parole sereine « ; les Grecs connaissaient
la valeur thérapeutique de la voix. Alfonso Caycedo définit ainsi le
terpnos logos : c’est la forme verbale basée sur la persuasion et
le ton harmonieux avec lesquels le sophrologue dirige la sophronisation.
Il est plus ou moins utilisé selon les techniques.
Thanatos :
mot grec qui signifie « mort ». Sigmund Freud découvre la pulsion de
mort, symétrique de la pulsion de vie. En 1920 « Au-delà du principe du
plaisir »C’est une pulsion auto- destructrice que l’on désigne par ce
terme.
Transfert :
la méthode de recherche analytique implique une relation duelle intense
entre le sujet ou analysant et l’analyste, que l’on nomme transfert. Le
sujet revit des situations infantiles, avec des sentiments de haine et
d’amour, comme si elles étaient présentes. Le transfert qui structure la
cure analytique a une double fonction : une résistance qui est le signe
d’un conflit et un support de projection nécessaire à la résolution du
conflit inconscient. Le contre-transfert, toujours existant, est
l’ensemble des réactions inconscientes de la part de l’analyste ; il
nécessite pour ce dernier d’avoir suivi lui-même auparavant une analyse
didactique.
Training autogène de
Schultz : il a été mis au point par le Dr Johann
H. Schultz dès 1919. Il comporte deux cycles : le cycle inférieur,
formulation : « Je suis calme », puis suivent six exercices, celui de
la pesanteur, de la chaleur, de l’écoute cardiaque, de l’écoute de la
respiration, de la chaleur sur le plexus solaire et du front frais. Le
cycle supérieur est un travail analytique qu’a repris la sophro-analyse
de Jean-Pierre Hubert.
Vigilance :
état d’éveil et maintien de l’état d’éveil. Elle inclut les capacités
de réponse, de réaction et d’adaptation de l’organisme.
Qu'est-ce qu'un
sophrologue ?
Qu'est-ce qu'un
sophrologue-analyste?
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